Christian MOUANDJOUDY, Directeur STTAF (Société des Travaux Topographiques Architecturaux et Fonciers) déclare :
« Les attentes des PME aujourd’hui par rapport à la gouvernance s’expriment à différents niveaux. C’est avant tout d’avoir un cadre réglementaire favorisant. C’est-à-dire un cadre qui prenne en compte les spécificités des PME. La réglementation fiscale est la même pour les PME et pour les grandes entreprises (extractives ou non) alors que les ressources à court et moyen et long terme ne sont pas les même. Au delà de l’aspect réglementaire et du point de vue de la transparence, la publication des chiffres de l’Etat avec ceux des entreprises extractives permettent d’avoir une idée des investissements que l’Etat est capable de réaliser. Et pour que l’Etat puisse réaliser ces investissements et donc permettre un redémarrage ou une montée en puissance de l’économie, il doit être capable d’utiliser toutes les ressources – notamment financières - qu’il a à sa disposition. Nous avons fonctionné pendant quelques années avec des dépenses hors budget et je pense que les organismes internationaux luttent contre cela.
Les problèmes de transparence ont donc aussi une autre incidence : ils mettent en jeu la crédibilité de l’Etat. Je pense qu’il y a de bonnes choses qui vont dans ce sens puisque le pays paraît par exemple dans le rapport Doing Business *. La gestion transparente nous permettra de mieux nous positionner également pour les questions d’emprunt, d’endettement, etc… tout ce qui a trait à notre crédibilité internationale.
Je pense que pour que le plus grand nombre participe à l’effort de bonne gouvernance, l’Etat doit favoriser la médiation ou les rencontres avec des corporations, des syndicats. Mais il est impératif que ces syndicats ou ces corporations ne s’engagent pas uniquement dans le sens de la revendication mais qui constitue également une véritable force de proposition. C’est une dynamique que l’Etat doit encourager afin d’impliquer le plus grand nombre d’acteurs dans la démarche de bonne gouvernance. Nous sommes tous l’Etat, alors nous devons également participer à son émergence. »
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