| La notion de risque-pays est composite. Elle englobe l’ensemble des aléas qui peuvent affecter un commerçant, un banquier, un investisseur industriel ou financier, dans le déroulement de leurs opérations en relation avec des opérateurs d’un pays tiers. Les risques en question sont liés à l’état du pays, indépendamment de la qualité du débiteur, du projet ou l’opération. |
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Concrètement, le risque-pays peut alors être défini comme le risque de survenue d’un sinistre, émanant du contexte économique et politique d’un Etat étranger, dans lequel une entreprise effectue une partie des ses opérations. Il peut se manifester par l’immobilisation d’actifs, (par exemple, la nationalisation de biens détenus à l’étranger) ou l’atteinte à la sécurité des personnes (enlèvements et émeutes) pour une entreprise multinationale, la répudiation de dettes par un Etat souverain pour une banque, la perte d’un marché commercial pour une entreprise exportatrice, etc…
En somme, le risque-pays est multidimensionnel, il est perçu par chaque opérateur à l’aune de ses propres préoccupations. Pour un juriste, il s’assimile au «fait du prince» qui laisse peu de recours au créancier. Pour le banquier, c’est le «risque souverain» quand le débiteur ou le garant final est un Etat, alors que les compagnies d’assurances le perçoivent comme étant un risque essentiellement «politique» du moment que le fait générateur du sinistre est matérialisé par une atteinte autoritaire à la propriété ou par le non respect pur et simple par l’Etat, ou une de ses émanations d’un engagement contractuel.
En faisant un rapprochement entre évaluation de l’attractivité financière d’un pays et le climat d’investissement, l’on rejoint le principe n° 7* de l’EITI qui stipule : «La transparence financière est un moyen susceptible de contribuer à l »amélioration du climat pour l’investissement direct intérieur ou étranger.».
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