Alors que certains pays, tels que le Liberia ou le Nigeria, disposent de lois obligeant ces entreprises à se livrer à ces exercices, le Gabon, conformément au caractère volontaire de l’adhésion à cette Initiative (cf. Livre source), a opté pour une approche volontariste, en ce sens qu’il les laisse libres de participer ou non à cette Initiative. Il faut néanmoins préciser que, pour s’assurer de la bonne collaboration de ces sociétés, le Groupe d’Intérêt s’appuie sur les relais que sont ses propres membres, les organisa- tions patronales fédérant ces acteurs économiques, ou le Ministère en charge des Mines et des Hydrocarbures.
Ainsi, à la lumière du tableau ci-dessous, on constate que les entreprises sont de plus en plus nombreuses à partici- per à l’élaboration des Rapports de conciliation. Il faut aussi remarquer que les entreprises les plus importantes se sont toujours livrées à cet exercice.
Néanmoins, pour ce qui est des formulaires d’auto-évalu- ation, entrant dans le cadre du processus de Validation, 4 entreprises pétrolières sur 17 ont répondu (24%), tandis que du côté des entreprises minières le résultat est de 1 pour 10 (10%), soit un pourcentage global de 15% (5 sur 34) (*). C’est d’ailleurs un des points essentiels qui a conduit le Conseil d’Administration EITI à proroger la date limite de Validation du Gabon, afin que cet aspect, ainsi que d’autres, soient renforcés.
Le bilan de l’approche volontariste est donc mitigé. Face à ce constat, la réflexion au sein du Groupe d’Intérêt sur l’instauration d’une disposition réglementaire (loi, clause dans les contrats, etc.) se poursuit. L’approche privilégiée actuellement est celle d’un accroissement de la sensibilisa- tion des entreprises |